
Basée à Hoerdt, à 15 km au nord de Strasbourg, la société DIAG Elsass 67 est une entreprise familiale spécialisée dans les diagnostics immobiliers destinés à la vente ou à la location immobilière.
DIAG Elsass 67 intervient dans tout le Bas-Rhin afin de satisfaire les besoins des particuliers mais également des professionnels.
Certifié I.Cert, DIAG Elsass 67 propose différents types de diagnostics immobiliers, à savoir :










L’acquéreur ou le locataire d’un bien immobilier doit être informé par le vendeur ou le bailleur des risques et pollutions (naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon…) auxquels ce bien est exposé.
Pour ce faire, un diagnostic état des risques et pollutions fondé sur les informations transmises par le préfet du département, doit être annexé à la promesse de vente (ou, à défaut, à l’acte de vente) ou au bail.
Diagnostiqueurs immobiliers certifiés I.Cert, nous proposons nos services aux particuliers tout comme aux professionnels.
GUY
Je dispose d’une forte expérience professionnelle dans le bâtiment ; notamment dans le secteur de la construction métallique, de la maintenance et de la soudure. À cela s’ajoutent 25 années passées au sein du service Qualité en tant que technicien, du service Recherche et Développement de la société Primetals en Allemagne.
Aussi, c’est grâce à ces différentes expériences ainsi qu’à ma passion pour la rénovation de ma maison que je suis à même de conseiller et d’accompagner mes interlocuteurs.
De plus, j’ai le contact facile, que cela soit en français ou en alsacien.
QUENTIN
J’ai travaillé pendant 17 années en tant qu’installateur sanitaire et chauffage. Au cours de ma carrière au sein de la même entreprise, j’ai eu l’occasion de me diversifier sur plusieurs métiers du bâtiment.
Ces différentes expériences m’ont, non seulement, permis d’approfondir mes connaissances dans la composition des bâtiments mais aussi de développer des compétences relationnelles.
Fort d’une solide expérience professionnelle dans le bâtiment, je me suis tourné vers le métier de diagnostiqueur immobilier pour que chaque acheteur ou locataire ait une transparence sur le bien qu’il souhaite acquérir ou louer.
Lorsque l’on parle de Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), on pense généralement à une chose : la lettre finale, de A à G.
Mais que signifie réellement cette lettre ? Comment arrive-t-on à ce résultat ? Pourquoi le diagnostiqueur mesure-t-il les murs, regarde-t-il dans les combles ou demande-t-il des factures et des photographies de travaux ? Et surtout : est-ce le diagnostiqueur qui décide de votre note ?
Avant d’expliquer la méthode, clarifions d’abord une confusion que nous rencontrons très régulièrement. Le DPE, ce n’est pas l’ensemble des diagnostics immobiliers.
Lors d’une vente, nous entendons souvent : « Il me faut un DPE pour vendre ma maison. » Mais derrière le mot « DPE », certaines personnes pensent en réalité à l’ensemble des diagnostics immobiliers nécessaires à la vente ou à la location. Or, ce n’est pas la même chose.
Le Diagnostic de Performance Énergétique est un diagnostic consacré à la performance énergétique et climatique du logement.
Au contraire, les diagnostics électricité, gaz, amiante, plomb, l’état des risques ou encore les différents mesurages répondent à d’autres objectifs et peuvent, selon les situations, compléter le Dossier de Diagnostic Technique (DDT), qui lui, comporte l’ensemble des diagnostics. Prenons un exemple très parlant : une présence d’amiante dans la maison ne fait pas baisser la note du DPE. Une maison peut contenir de nombreux matériaux ou produits contenant de l’amiante : cela ne modifiera pas sa classe DPE. De la même manière qu’une installation électrique comportant de nombreuses anomalies ne fera pas passer un DPE de C à E. Tous ces éléments sont traités dans leurs diagnostics respectifs et ne modifieront pas la note du DPE. À l’inverse, une maison peut ne présenter aucune anomalie électrique et aucun matériau amianté identifié, mais être classée F ou G parce que sa performance énergétique et climatique est mauvaise.
La lettre A à G du DPE n’est donc pas une note générale attribuée à l’état de votre maison. Elle représente sa performance énergétique et climatique selon la méthode réglementaire.
Maintenant que cette distinction est faite, voyons comment cette lettre est réellement obtenue. Qui donne la note du DPE ?
Contrairement à une idée reçue, le diagnostiqueur ne choisit pas la note. Notre travail consiste à mesurer, observer et caractériser le bâtiment et ses équipements. Nous déterminons notamment sa surface de référence, les surfaces de ses murs, plafonds, planchers et fenêtres, leur composition et leur isolation lorsque celle-ci peut être déterminée. Les caractéristiques des équipements entrent également dans le calcul. Toutes ces informations sont ensuite saisies dans un logiciel appliquant la méthode conventionnelle 3CL-DPE 2021, définie réglementairement par l’État.
Le diagnostiqueur mesure et caractérise → la réglementation définit les règles → le logiciel calcule → le résultat détermine la classe.
Nous ne regardons donc pas une maison en nous disant : « Elle me semble plutôt correcte, je vais la mettre en D. » La lettre est le résultat d’un calcul règlementaire. À données d’entrée identiques, la méthode de calcul est la même. En revanche, il reste une question essentielle : quelles informations avons-nous réussi à déterminer sur le bâtiment ?
Depuis 2021, le DPE n’est plus basé sur vos habitudes de consommation. C’est une évolution fondamentale du DPE habitation. Aujourd’hui, le calcul conventionnel ne consiste plus à regarder simplement vos factures pour déterminer si votre maison consomme beaucoup ou peu. Et c’est logique.
Deux personnes peuvent habiter exactement la même maison et avoir des consommations complètement différentes. Les anciens DPE sur factures pouvaient donner des résultats surprenants.
Nous avons déjà rencontré le cas d’une maison pratiquement dépourvue d’isolation dont l’occupant chauffait très peu, essentiellement la cuisine avec du bois. Ses consommations étaient donc extrêmement faibles. Avec les anciennes méthodes basées sur les consommations réelles, ce type de comportement pouvait conduire à une étiquette très favorable alors que le bâtiment lui-même était très peu performant. Ainsi, le DPE actuel cherche au contraire à évaluer le bâtiment dans des conditions conventionnelles d’utilisation. Voilà pourquoi votre façon personnelle de chauffer ne suffit pas à déterminer la lettre.
C’est probablement l’un des résultats qui surprend le plus certains propriétaires. Le DPE actuel ne s’intéresse pas uniquement à l’isolation ou à la quantité d’énergie nécessaire au logement. La classe tient également compte des émissions de gaz à effet de serre (GES). On parle couramment de double étiquette : performance énergétique d’un côté, performance climatique de l’autre.
Prenons un cas que nous rencontrons régulièrement. Un pavillon des années 1970 a été fortement rénové :
Sur le plan de l’enveloppe, la maison peut être très correctement rénovée. Les murs et le plafond perdent beaucoup moins de chaleur qu’à l’origine. Pourtant, dans notre activité, nous retrouvons régulièrement ce type de configuration classée E. L’isolation peut être bonne, mais le chauffage reste fortement émetteur. Le fioul génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Le propriétaire peut donc nous dire : « Pourtant, j’ai isolé toute ma maison ! » Et il a raison : son isolation peut être très bonne. Les travaux ont réduit les déperditions et les besoins énergétiques du bâtiment. Mais le DPE ne donne pas une note uniquement à l’isolation car il prend en compte la performance énergétique ET les émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi un logement très correctement isolé peut conserver une classe moins favorable que prévu lorsque son mode de chauffage est fortement émetteur. Une bonne isolation ne garantit donc pas, à elle seule, une bonne classe DPE.
« Je n’utilise plus ma chaudière fioul : ne la mettez pas dans le DPE ». C’est une autre remarque que nous rencontrons régulièrement. Prenons l’exemple d’une maison équipée d’une chaudière fioul et d’un poêle à bois. Le propriétaire utilise presque exclusivement le poêle et nous explique que sa chaudière est toujours là mais qu’il ne l’utilise plus. Or, le DPE ne consiste pas à demander au propriétaire quel système il préfère utiliser. Nous devons identifier les équipements présents et appliquer les règles de la méthode pour déterminer leur prise en compte. Lorsqu’il existe plusieurs systèmes de chauffage, la méthode prévoit leur caractérisation et leur répartition dans le calcul. De même, une chaudière momentanément en panne ne devient pas automatiquement inexistante pour le DPE. Encore une fois, il faut distinguer :
≠
Avant de calculer les déperditions, il faut déterminer quelle partie du bâtiment entre dans le DPE. Depuis le 1er juillet 2024, la réglementation utilise la surface de référence, ou Sref. Elle correspond à la surface habitable, à laquelle sont ajoutées les surfaces des vérandas chauffées ainsi que les surfaces des locaux chauffés pour l’usage principal d’occupation humaine, d’une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m. La réglementation précise également que toute la surface de référence est conventionnellement considérée chauffée pendant la période de chauffe.
Toutefois, il faut bien faire attention aux sous-sols aménagés. Un sous-sol peut comporter un bureau, une salle de jeux, une pièce de loisirs ou un autre local chauffé destiné à l’occupation humaine. Selon sa configuration, cette surface peut entrer dans la surface de référence du DPE, même si le propriétaire ne la comptabilisait pas dans la surface habitable qu’il avait en tête. Et cela peut avoir une incidence importante. Ces pièces n’ont pas toujours été isolées comme le reste de la maison. Nous pouvons y retrouver des murs enterrés ou semi-enterrés non isolés, d’anciennes fenêtres ou d’autres parois fortement déperditives. Si ces surfaces entrent dans la Sref, nous devons également mesurer et caractériser leurs parois.
Il nous arrive également d’entendre « Mais je ne chauffe jamais cette pièce ! ». Le DPE ne regarde pas simplement quelles pièces vous avez personnellement décidé de chauffer. Conventionnellement, toute la surface de référence est considérée chauffée pendant la période de chauffe. C’est pourquoi un radiateur installé dans un sous-sol aménagé ou un autre local à occupation humaine peut attirer notre attention : il faut d’abord déterminer si cette partie entre dans la surface de référence. Et si elle y entre alors que son enveloppe est très peu isolée, cela peut naturellement peser sur le résultat.
En définitive, un DPE, c’est beaucoup de mesurage.
Nous ne renseignons pas simplement : « murs non isolés » ou « plafond isolé ». Nous devons déterminer combien de mètres carrés sont concernés. Nous mesurons notamment :
C’est pourquoi chaque m² compte. Pour mieux comprendre, prenons deux maisons possédant exactement le même type de mur. Même matériau. Même isolation. Même performance thermique. La première possède 70 m² de murs déperditifs. En revanche, la seconde en possède 150 m². La quantité de surface par laquelle le bâtiment peut perdre de la chaleur n’est évidemment pas la même. Il en est de même pour un plafond : 15 m² de plafond non isolé n’ont pas le même poids que 100 m².
C’est pourquoi nous devons déterminer à la fois la caractéristique de la paroi + la surface concernée. Nous reconstruisons en quelque sorte votre maison dans le logiciel. C’est probablement l’image la plus simple pour comprendre notre travail. Au fur et à mesure du relevé, nous allons obtenir quelque chose qui pourrait ressembler à :
Une même maison peut comporter plusieurs types de parois. Une extension réalisée en 2015 n’a pas nécessairement les mêmes murs que la maison principale construite en 1968. Une façade peut avoir bénéficié d’une isolation extérieure alors qu’une autre est restée dans son état d’origine. Une partie de la toiture peut avoir été rénovée différemment du reste.
Un DPE est donc beaucoup plus précis qu’une simple case « maison isolée : oui ou non ».
Une fois les surfaces déterminées, nous devons caractériser les parois. Pour un mur, nous cherchons notamment à déterminer :
Un mur en béton n’est pas un mur en briques creuses. Un mur ancien en moellons n’a pas les mêmes caractéristiques qu’une maçonnerie plus récente. Un plancher sur terre-plein n’est pas un plancher donnant sur une cave. Une toiture-terrasse n’est pas un plafond sous combles perdus. Et surtout : une maison ancienne n’est pas forcément une maison non isolée.
Comment recherchons-nous l’isolation ? Une maison construite en 1965, 1975 ou 1985 peut avoir connu plusieurs campagnes de travaux. Ses combles ont peut-être été isolés en 1995. Ses murs en 2005. Ses fenêtres en 2015. L’année de construction apporte donc une information importante, mais elle ne raconte pas toute l’histoire du bâtiment. Lors de notre visite, nous recherchons autant que possible ce qui existe réellement. Nous pouvons notamment examiner les combles, trappes, sous-sols, garages, passages techniques, tableaux de fenêtres, parties visibles d’un doublage et autres endroits accessibles pouvant nous apporter une information. Même lorsque vous n’avez plus vos factures, le bâtiment lui-même peut parfois encore nous donner des indices précieux.
C’est l’une des notions les plus importantes pour comprendre pourquoi le travail d’observation compte autant. Imaginez une isolation installée derrière un doublage il y a 30 ou 40 ans. Aujourd’hui aucune facture, aucune photographie, aucune référence de produit ni aucun accès direct. Nous ne pouvons évidemment pas décider : « Il doit sûrement y avoir 8 cm de laine de verre derrière ce mur. » Le DPE doit rester traçable et justifiable. La méthode prévoit donc des valeurs conventionnelles ou par défaut lorsque certaines caractéristiques ne peuvent pas être déterminées. Une valeur par défaut est réglementaire… mais ce n’est pas forcément votre mur réel.
C’est toute la nuance.
L’utilisation d’une valeur par défaut lorsque la méthode le prévoit est parfaitement légale. Mais cette valeur conventionnelle ne signifie pas nécessairement que la paroi réelle de votre maison possède exactement cette caractéristique. Une isolation peut réellement être présente derrière le mur sans avoir pu être caractérisée.
Pour différentes caractéristiques, la méthode distingue notamment plusieurs périodes de construction ou de rénovation :
Pour les bâtiments les plus anciens, l’absence d’information peut donc conduire à retenir des caractéristiques conventionnelles qui ne correspondent pas nécessairement à une rénovation réalisée ultérieurement mais devenue impossible à identifier. Et c’est précisément ici que le temps consacré à la visite prend tout son sens.
Chez DIAG Elsass 67, lorsque le bâtiment et les conditions de la visite le permettent, nous essayons de rechercher la caractéristique réelle avant de rester sur une valeur conventionnelle. Nous observons les parties accessibles. Nous examinons l’épaisseur et la composition des murs. Nous recherchons les endroits où un isolant peut éventuellement être visible. Nous échangeons avec le propriétaire sur l’histoire du bâtiment. Nous étudions les photographies, factures et justificatifs disponibles.
Cette recherche demande du temps. Le tarif d’un diagnostic correspond aussi au temps que le professionnel peut consacrer au bâtiment, aussi bien lors de la visite que dans l’analyse du dossier. À des tarifs extrêmement faibles, le temps disponible pour effectuer ces recherches peut être plus limité. Cela ne signifie absolument pas qu’un DPE utilisant une valeur par défaut n’est pas réglementaire. Cette possibilité est prévue par la méthode. Simplement, une valeur par défaut ne correspond pas nécessairement à ce qui est réellement caché derrière votre mur.
Et nous avons rencontré un cas qui illustre parfaitement cette différence : une maison classée G puis E sans nouveaux travaux d’isolation. Nous sommes intervenus sur une maison ayant déjà fait l’objet d’un DPE par un confrère trois à quatre ans auparavant. L’ancien DPE classait la maison en G. Dans le précédent diagnostic, les murs avaient été caractérisés à partir des valeurs par défaut prévues par la méthode, l’isolation n’ayant pas été déterminée. Lors de notre visite, un élément nous interpelle : la maison présente des doubles murs. C’est une configuration que nous rencontrons dans certaines maisons des années 1960 et 1970. On peut par exemple retrouver une composition de type : brique creuse d’environ 20 cm + lame d’air ou ancienne laine minérale + contre-cloison intérieure en briques creuses. Certaines maisons possèdent plusieurs centimètres d’ancienne laine de verre entre les deux parois. D’autres, pourtant construites à la même époque, ne possèdent qu’une lame d’air. Un mur épais ou un double mur ne constitue donc pas une preuve suffisante de la présence d’une isolation. Il fallait chercher. À un endroit accessible derrière l’appareillage d’une prise électrique, nous avons pu vérifier la composition du mur sans dégradation. Surprise : environ 8 cm d’isolant étaient présents dans le double mur. Les constatations réalisées dans la maison nous ont permis de caractériser cette composition et de prendre en compte l’isolation réellement présente dans ses doubles murs.
Ancien DPE : G ≠ Notre DPE : E alors qu’aucuns nouveaux travaux d’isolation des murs n’avaient été réalisés entre les deux diagnostics. L’isolation était déjà là. La maison n’était pas devenue subitement plus performante. Nous avions simplement réussi à obtenir une information supplémentaire sur ce qui était réellement présent dans ses murs. Le précédent DPE avait utilisé une valeur par défaut autorisée par la méthode. Notre recherche nous a permis de caractériser l’existant.
C’est exactement notre philosophie. Lorsque nous avons la possibilité de rechercher et de justifier la caractéristique réelle d’une paroi, nous préférons prendre le temps de la rechercher plutôt que de rester sur une valeur par défaut.
Il existe évidemment une limite. Nous ne pouvons pas ouvrir votre maison pour réaliser un DPE. Nous ne pouvons pas effectuer des carottages dans tous les murs, casser un plafond, déposer le carrelage, ouvrir une toiture-terrasse ou démonter un doublage simplement pour rechercher un isolant. Certaines isolations sont donc extrêmement difficiles, voire impossibles, à observer une fois le chantier terminé :
Nous recherchons tout ce qui peut raisonnablement être observé. Mais nous ne pouvons pas voir à travers les murs. C’est ici que le propriétaire peut énormément nous aider : Photographiez. Documentez. Conservez.
Gardez également :
Aujourd’hui, ces documents peuvent sembler sans grande importance. Dans 10, 20 ou 30 ans, ils pourront permettre de justifier quelque chose qui sera devenu totalement invisible.
Pensez également à conserver les informations sur votre maçonnerie. L’isolation ne se limite pas à la laine de verre, au polystyrène ou à la laine de roche. La maçonnerie elle-même peut présenter des caractéristiques thermiques particulières. Prenons l’exemple d’une brique monomur de 30 ou 37,5 cm.Une fois le mur terminé et enduit à l’intérieur comme à l’extérieur, il peut devenir très difficile, plusieurs décennies plus tard, d’identifier précisément le produit qui a été utilisé. Pourtant, sa référence peut permettre de connaître beaucoup plus précisément ses caractéristiques thermiques.
L’année 1974 constitue un tournant important avec la première réglementation thermique française applicable aux bâtiments d’habitation neufs. L’arrêté du 10 avril 1974 introduisait notamment le coefficient volumique de déperditions thermiques G, calculé à partir des déperditions du logement. Mais attention : « Maison construite avant 1974 » ne signifie pas automatiquement « maison sans isolation aujourd’hui ». Elle a pu être rénovée depuis. C’est justement pour cela que nous cherchons d’abord à comprendre le bâtiment tel qu’il existe au moment de notre visite. L’époque de construction devient particulièrement importante lorsque nous ne pouvons plus déterminer certaines caractéristiques réelles.
Certaines constructions de cette période réservent parfois de bonnes surprises. On pourrait penser : « Vieux convecteurs électriques = maison forcément très mal isolée. » Ce n’est pas nécessairement vrai. La réglementation modifiée en 1977 prévoyait des valeurs maximales spécifiques du coefficient G pour les logements dont l’installation de chauffage fonctionnait à l’électricité pour au moins la moitié de sa puissance. Cela explique pourquoi certaines maisons conçues dès l’origine pour le tout électrique peuvent présenter une enveloppe thermique plus intéressante que ce que leurs anciens convecteurs laisseraient imaginer.
Attention toutefois : un vieux radiateur électrique ne constitue pas à lui seul une preuve d’isolation. C’est un indice supplémentaire permettant de comprendre l’histoire constructive du bâtiment.
Vous avez rendez-vous pour un DPE ? Si vous les possédez, préparez notamment :
Même une ancienne photographie prise pendant un chantier peut parfois nous apporter une information intéressante. À l’inverse : « Je crois que l’ancien propriétaire avait isolé » ne permet malheureusement pas toujours de renseigner réglementairement une épaisseur ou une résistance thermique. Les informations prises en compte doivent pouvoir être justifiées conformément à la méthode.
Un DPE ne consiste pas à entrer l’adresse de votre maison dans un logiciel et à attendre qu’une lettre apparaisse. Avant le résultat, il faut notamment :
et, lorsque certaines informations ne peuvent pas être déterminées, appliquer les données conventionnelles prévues par la méthode. Le moteur réglementaire effectue ensuite le calcul. Et le résultat du DPE représente la performance énergétique et climatique du logement, pas son état général.
Voilà comment commence réellement un DPE : bien avant l’apparition de la lettre A, B, C, D, E, F ou G.
Chez DIAG Elsass 67, nous accordons une importance particulière au temps passé sur le terrain : mesurer, observer, rechercher et documenter les caractéristiques du bâtiment lorsque cela est possible. Parce qu’une maison possède une histoire constructive qui n’est pas toujours visible au premier regard. Et parfois, quelques centimètres d’isolant cachés derrière un mur peuvent raconter une partie essentielle de cette histoire.































































